Des compositeurs d’aujourd’hui (XXe siècle jusqu’à présent)

Liste de quelques compositeurs du 20 siècle à consulter

André Lamproye   Pierick Houdy  Alain Perron  Jean Rivier
Alexandre Glazounov  Denis Bédard
Paule Maurice  Paul Creston
Gabriel Pierné  Eugène Bozza  Guy Lacour

André Lamproye André Lamproye et Jean-Pierre Rorive

André Lamproye est né à Huy le 4 juillet 1931 et décédé le 25 octobre 2005 à Huy. Médaillé pour l’orgue du conservatoire de Huy. Il fut le dernier élève de la petite fille de César Franck (Philippine Franck). Il a enseigné la musique toute sa carrière durant à Bruxelles, Marchin et Andenne.

André Lamproye a également été titulaire des grandes orgues de l’église St-Remi de Huy pendant plus de 50 ans. En 1977 une association saxophone et orgue commença avec le saxophoniste Jean-Pierre Rorive. Cette association se poursuivra  jusqu’en 1996. Pendant cette période, André Lamproye a alors retranscrit et arrangé plusieurs partitions écrites entre autre pour trompette et orgue afin de faire correspondre les tessitures des différents saxophones avec l’orgue. Ce serait apparemment la première association entre ces deux instruments. La musique ainsi adaptée pour le saxophone est principalement celle de la période baroque. Satisfait du résultat obtenu par les timbres des deux instruments réunis, ils donnèrent plusieurs concerts principalement en Belgique mais aussi en France.En 1994 André Lamproye a écrit une magnifique pièce pour saxophone soprano et orgue intitulée « Hommage à St-Hadelin ». Cette Suite de 6 mouvements à caractère religieux a été composée pour commémorer l’anniversaire du petit village de St-Hadelin qui a été fondé vers l’année 650. Ce village se situe entre Liège et Maestricht (en Hollande).

Écoutez le cinquième mouvement de la suite
la résurection de Guiza : communion
Interprète : Massimo Giacchetti (sx. soprano) &  Manuela Di Marco (orgue)

De nos jours le saxophone est couramment utilisé avec l’orgue et quelques compositeurs et organistes surtout qui ont su écrire avec brio des oeuvres très intéressantes pour ces deux instruments. On peut penser à l’organiste québécois Denis Bédard et ses deux Sonates pour saxophone alto et orgue et aussi à l’italien Giorgio Paris et sa magnifique pièce « Alio Modo’ écrite en 2005 pour saxophone soprano et orgue.
Discographie JP Rorive /A. Lamproye / 2 Microsillons vinyles /8 cd /1 cassette.
Compositions d’André Lamproye
Hommage à St Hadelin (1994) (joué récemment en Allemagne, Italie)
Te Deum (1996) composé pour la fête du roi des belges .

Pierick Houdy

Pierick Houdy est né le 18 janvier 1929 à Rennes en France. Ses premières compositions datent de 1935 et c’est en 1937 qu’elles sont éditées chez Henry Lemoine. En 1939, Il étudie avec Maurice Duruflé, Nadia Boulanger, Olivier Messiaen et Darius Milhaud.

Un premier prix de composition, un second prix de Rome et le Grand Prix de la Ville de Paris viennent couronner sa jeune carrière. Jean Cocteau lui demande d’écrire la musique de sa pièce : « L’impromptu du Palais Royal » et André Roussin le charge de mettre en musique sa pièce : « La petite hutte », commande de l’état.

En 1970, il est invité au Canada comme professeur de composition à l’université Laval à Québec où il est également organiste de la paroisse universitaire, puis au Conservatoire de musique et au Conservatoire d’Art Dramatique de Québec. Il mène conjointement ces deux activités en plus de sa carrière de compositeur. Il participe aussi à la vie théâtrale canadienne par des musiques de scène à Québec, Montréal et Toronto.

Radio Canada lui demande en 1972 d’écrire une messe inspirée de la tradition musicale québécoise. Il écrit « La Messe Québécoise ». Cette œuvre musical recevra le Grand Prix du Disque en 1978 !

Pierick Houdy a écrit quelques œuvres pour le saxophone dont un quatuor qui est titré « Le chemin » en trois mouvements .

Sources : Site de Piérick Houdy

  • Écoutez : Le chemin / Pierick Houdy
    Interprète : Quatuor Saxium / CD « Saxium en direct » S9903-01
    1- mouvement : La découverte
    2- mouvement : De multiples chemins
    3- mouvement : L’Étude

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Alain Perron

Alain Perron est né en 1959 à Cap-Santé tout près de la ville de Québec. Il fait des études musicales en hautbois puis en composition à Trois-Rivières et à Québec où il obtient en 1989 une maîtrise à l’Université Laval dans la classe de François Morel. En 1996, il poursuit des études en composition à l’Académie de musique de Cracovie avec Penderecki où il obtiendra un doctorat.

Alain Perron est nommé professeur de composition au Conservatoire de musique de Québec en 1997 et chargé de cours en composition à l’Université Laval en 1996. Il deviendra par la suite fondateur et directeur du Nouvel Ensemble à cordes de Québec.  En 2002, il écrit la pièce « Rupture » une œuvre pour quatuor de saxophones commandée par Jean-François Guay directeur du quatuor Nelligan. Depuis 2002, il occupe le poste de professeur de composition à l’Université de Regina où il dirige de nombreux ensembles.
Alain Perron s’est mérité le premier prix Sir-Ernest-MacMillan de la CAPAC (1989), le premier prix DuMaurier du Festival DuMaurier de l’Orchestre de Winnipeg (1993), ainsi que le premier prix du Masaïaco Music Festival de Krakovie (1995). Ses partitions sont disponibles au Centre de musique canadienne et chez Doberman-Yppan.

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Jean Rivierjeanrivier

Jean Rivier est né à Villemomble (Seine-Saint-Denis) le 21 juillet 1896, il  est mort à La-Penne-sur-Huveaune (Bouches-du-Rhône) le 5 novembre 1987. Il commence ses études musicales tardivement au Conservatoire de musique de Paris (1922) où il apprend le piano et le violoncelle. Il est demeuré fidèle au cadre de musique néoclassique jusqu’à sa mort en 1987. Le langage musical de Jean Rivier est à tendance tonale avec une approche expressionniste dans son travail orchestral.

En 1948, il donne le cours de composition une année sur deux, le temps de remplacer Darius Milhaud qui est résident aux Etats-Unis à cette époque. Il deviendra pleinement titulaire de la classe entre 1962 et 1966.

La densité des passages d’ensemble contrastant avec une écriture polyphonique distincte fait de son Grave et Presto un morceau particulièrement expressif et intéressant, qui certainement lance un défi à l’ensemble des saxophonistes et à l’auditeur. Composé un an après le tour de force de Pierné, ce morceau contribua à ouvir la voix à d’autres compositions nouvelles, lesquelles, dans le cas de Rivier, prirent la forme en 1955 d’un Concerto pour saxophone et orchestre (enregistré par Deffayet et Delmotte).

  • Concerto, Quatuor de saxophones
    1- Écoutez : Concerto No.1
    (Jean Rivier)
    Interprète : Detlef Bensmann / CD Koch Schwann 311025F12-
    2- Écoutez : Quatuor de Saxophones (Presto Molto Vivo)
    (Jean Rivier) Interprète Quatuor de saxophones Diastema /
    CD French saxophone Quartet / NAXOS 8.554307

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« L’année du Concerto »
Par André Sobchenko

Alexandre Konstantinovich Glazounov

Il y a 60 ans au printemps de 1936, à l’âge de cinquante quatre ans , le compositeur russe Alexandre Konstantinovich Glazounov meurt dans son appartement près de Paris. En Russie (qui s’appelait l’Union soviétique) la vie continue et change rapidement. Staline « la Grande Terreur » a continué à étendre ses ailes. En 1936 la Pravda de presse, (du Parti communiste) a pour la première fois attaqué Shostakovich et sa musique, voulant donner une leçon à d’autres artistes dont les travaux n’ont pas soutenu le dogme Communiste. Les nouveaux types de musique loyale envers le régime ont cultivé « l’humeur juste. » Les noms comme la symphonie Airmotor par Miaskovsky et la symphonie la Cavalerie Rouge par Knipper ont apparu ensemble avec des thèmes éternels comme Roméo et Juliette par Prokofiev et Pierre et le Loup.

Les Pouvoirs soviétiques ont dicté la composition d’art pour les artistes qui étaient à en URSS dans ces temps là, aussi bien que pour ceux qui ont émigré. Glazounov, qui pendant les huit dernières années a vécu en France, a placé le gouvernement Soviétique dans une position difficile. Parce qu’Alexandre Konstantinovich s’est distancié de toutes positions politiques, les autorités étaient sûres que le compositeur retournerait dans sa patrie. Le compositeur de musique russe nationale a été placé dans la même catégorie que Rimsky-Korsakov, Tchaikovsky et Glinka.

Aussi, il est bien connu que quand le gouvernement a organisé une compétition de balalaïka dans le Hall du Conservatoire de Petrograd, Glazounov, le professeur de composition et d’orchestration, donna son appui et consenti à faire parti du jury. Ainsi au cours de toutes ces années la musique d’Alexandre Konstantinovich a continué à résonner dans le hall du Conservatoire de Léningrad nommé en son honneur  » la Salle de concert Glazounov . » Sa musique a été jouée par les membres du Quatuor d’instruments à cordes Glazounov. La vie d’émigrant de Glazounov a commencé le 15 juin 1928, quand il a accepté une invitation pour être membre d’un jury à la compétition Schubert à Vienne. Il a laissé la Russie de manière permanente. Il a voyagé autour de l’Europe et s’est finalement installé à Paris. Dans cette période, la ville était la Mecque pour les arts et la patrie pour beaucoup de Russes. Une série de maladies du compositeur, bronchite, infection de l’oreille interne et d’autres, suivis immédiatement.

Alexandre Konstantinovich a écrit des pétitions, l’une après l’autre, aux autorités Communistes musicales citant ces maladies et leur demandant de prolonger son absence. À cet instant, les gens du conservatoire en Union soviétique ont déclaré que la dernière période de la vie d’Alexandre Konstantinovich était très improductive à cause de ses maladies et due au fait qu’il était sous l’influence de culture Occidentale Bourgeoise. La preuve de cette influence a été faite par la création de compositions pour instruments bourgeois comme le saxophone.

En Mai de 1930, les Soviets ont officiellement fermé le Rideau de Fer, qui a signifié la fin des voyages à l’étranger pour des citoyens. Glazounov a probablement compris qu’il ne serait pas une exception. Au printemps de 1929, le journal Leningradskaya la Pravda a imprimé un avis du conseil musical du Conservatoire de Léningrad disant qu’ils reconsidéraient la continuité de Glazounov au poste de directeur. Les fonctionnaires ont soigneusement réfléchi sur la contribution musicale de Glazounov et ont décidé de garder le compositeur en poste jusqu’à son retour. Glazounov a été limogé beaucoup plus tard.

Malgré qu’on lui avait imputé « le fait d’être improductif musicalement, » il était un correspondant très actif. Une revue de la publication complète sur des documents d’archives du compositeur Soviétique révèlent les rapports de correspondance originale de Glazounov. En particulier intrigant sont le contenu des lettres liées à ses compositions pour saxophone. Apparemment, Glazounov a essayé de partager ses nouveaux projets avec plusieurs de ses collègues. Certaines des lettres ont été adressées à Maximilian Oseevich Shteinberg qui était un professeur de composition à St.-Pétersbourg / le Conservatoire de Léningrad. Shteinberg ( le gendre de Rimsky-Korsakov) prenait des cours d’instrument avec Glazounov.

Beaucoup de lettres ont été écrites par le compositeur à A.N. Rimsky-Korsakov (fils du compositeur célèbre) et à L.V. Nikolaiev avec qui Shostakovich et Sofronitsky avait étudié le piano. Une petite partie de la correspondance a été rappelée en mémoire par Nadezhda Nikolayevna Shteinberg et est présentée sous une forme condensée. En plus du piano, Alexandre Konstantinovich était très familier avec les bois et les cuivres. Dans son enfance il avait étudié la clarinette et plus tard il a appris à jouer du trombone, de la trompette, du violoncelle, de l’alto et du cor d’harmonie. Trente deux ans après en composant  » Leafe from an Album » (trompette, cor d’harmonie, deux trombones), Glazounov a de nouveau commencé à écrire de la musique pour des instruments à vent. Il a commencé à composer un quatuor pour quatre saxophones.

Il envoie une carte postale à Maximilian Oseevich Shteinberg (Paris), le 21 mars 1932 où il dit :  » j’ai l’idée d’écrire un quatuor pour des saxophones. Ces instruments sont distinctement audibles; dans l’orchestre ils couvrent même des bois réguliers par leur son. Il y a de grands solistes de saxophone dans l’orchestre de la Garde nationale. Le mouvement un vient d’être terminé, j’ai une idée pour II-CANZONA » .

À I. A. Wolfman (Paris), 9, rue Lemoine, Boulogne sur Seine, le 11 mai 1932.

Cher Ian Ansovich!

Merci pour votre aimable invitation. Je suis désolé je n’ai pas écrit depuis longtemps. J’étais occupé à la création et j’ai presque achevé un quatuor pour (?) quatre saxophones. La nouveauté de ce travail m’enchante vraiment , parce que j’écrivais autrefois seulement des quatuors d’instruments à cordes. Je ne sais pas comment il sonnera.

À Shteinberg le 2 juin 1932

Cher Maximilian Oseevich!

J’ai reçu une lettre de votre soeur qui s’est inquiétée de ma santé. Je suis désolé d’être en retard dans ma correspondance; – trop de création. Ma santé continue à de baisser. Mon enflure juste sur le pied ne me laisse pas; la peau veut fendre; parfois ça fait mal. Je marche la plupart du temps en portant des chaussures légères parce que je ne peux pas porter des bottines. Par temps humide, ma goutte augmente. J’ai achevé une composition pour quatre saxophones (2mouvements déjà marqués et le troisième) est en marche. Mouvement 1, Allegro Bb en 3/4 avec rythme : un peu à l’Américaine! Mouvement II, Canzona Variee. Le thème est construit seulement sur l’harmonie; les 2 premières variations sont d’un sytle médiéval classique. Ensuite suit une variation avec des trilles à la Schumann (apparenté à son étude symphonique), une variation à la Chopin et un Scherzo. Le Finale est dans un style assez espiègle. J’ai peur que cette composition cause de la fatigue aux interprètes en raison de sa longueur. J’ai parlé à un d’entre eux et il m’a assuré.

À I. A. Wolfman (Paris) 9, rue Lemoine, Boulogne sur Seine le 21 juin 1932

La Douleur est devenue insupportable; je commence à perdre mes forces. Je ne vais pas n’importe où et je ne mets même pas de vêtements. Je ne peux même pas penser quitter Paris dans une telle condition avant juillet. Je n’ai pas touché le piano depuis longtemps. Je remercie Dieu que d’avoir envoyé mon score (pour l’impression) du quatuor de saxophones avant que ma condition ne se détériore, mais quand entendrai-je ma création ?

À Shteinberg le 9 décembre 1932

Il semble que j’entendrai finalement mon quartuor la semaine prochaine. Je m’inquiète toujours à propos de « la respiration », parce qu’il y a peu de silence dans la partition et je veux réaliser la pleine consonance du mouvement. Bien qu’une des variations ait trois voix qui sont construites sur le point d’orgue.

À A. N. Rimsky-Korsakov le 9 janvier 1933.

Si des instruments plus doux comme la famille des clarinettes avec ses clarinettes basse étaient substituées aux saxophones, cela « ne sonnerait pas mieux » , comme Stasov avait l’habitude de dire.

À L. V Nikolayev (Paris) 32, Avenue J B. Clemént, escalier 14, Boulogne s (ur) S (eine), le 8 mars 1933

J’ai entendu mon quatuor de saxophones finalement avec le son réel. Les parties séparées sonnent bien. J’ai peur que la couleur musicale soit monotone; je ne peux rien faire de plus : on ne peut obtenir plus de quatre notes en même temps.

À M 0. Shteinberg 32 Avenue, J. B. Clemént, escalier 14, Boulogne s/S. La France

le 15 mars 1933

Un jour un Français, mélomane m’a demandé, si Mussorgsky lui-même avait orchestré « Night on bold mountain », ou si celà avait été fait par Rimsky-Korsakov ? Tout ce qui m’a fait écrire de courts mémoires sur Nikolai Andreevich, dans lequel j’ai particulièrement consacré l’attention à la question de mon ami français… À propos de Tushmalov, vous devez être prudent. Après la première répétition, Rimsky-Korsakov a ré orchestré Limoges, la section centrale (en mi bémol) Baba-Yaga. Deux fois j’ai entendu l’orchestration de Ravel que je considère un travail magistral, mais je ne partage pas votre opinion, peut-être parce que je ne suis pas satisfait de cette musique du tout. Au contraire, je n’ai pas aimé du tout « le marmonnement » de la trompette avec la sourdine dans « Deux Juifs » . Cela me faisait penser à un cocotement de poulet. Je n’aime pas non plus le solo de tuba tendu dans Bydlo. À propos du solo de saxophone, je remercie le merveilleux interprète (il a joué la partition du premier saxophone dans mon quatuor), je l’ai aimé dès la deuxième fois que je l’ai entendu. L’instrument, avec son timbre riche, s’est détaché vivement de l’accompagnement des cordes. La Promenade maladroite peut être faite pour sonner mieux avec des cuivres ? Je ne vois pas d’innovation ici. Les Tablaux peuvent être exécutées ici à Paris pour (pour location français) approximativement 400 Francs pour une utilisation. Comment est-il allé avec vous?

À I.A. Wolfman, 14, rue de Franqe la Mutualiste, Boulogne s/S.

11 avril 1933

le quatuor de saxophones a été joué pour moi à une répétition à la Salle Paveau. Ils ont joué parfaitement et cela a sonné merveilleusement et avec originalité. Je suis heureux d’avoir entendu ce travail.

À M 0. Shteinberg le 10 décembre 1933

Les interprètes sont tellement de bons virtuoses qu’il est difficile d’imaginer qu’ils jouent les mêmes instruments que nous entendons dans le jazzes (la faute d’orthographe est dans la lettre de Glazunov).

Ce qui me frappe vraiment est leur respiration et leur résistance, le son léger et l’intonation claire.

À Shteinberg le 26 décembre 1933

La composition entière avec les arrêts prend approximativement 35 min. De ce moment la liaison chronologique de ces lettres est interrompue. L’information suivante est basée sur les croquis de Shteinberg des lettres manquantes. Les mots entre guillemets sont les mots exacts de Glazounov.

1934 a commencé par la maladie de Glazounov, la grippe et la bronchite. En mars le compositeur a commencé le travail sur son concerto « sous l’influence et les demandes du Saxophoniste danois Sigurd Rascher. » Glazounov a mentionné cette situation dans une lettre datée Le 17 mars. Le travail est allé très vite et avec succès et dans une lettre datée le 4 avril, le travail a été achevé.

À Shteinberg le 4 juin 1934

j’ai terminé d’écrire le Concerto pour saxophone et le score ainsi que la partition de piano, et très probablement j’entendrai la performance dans quelques jours par le français Marcel Mule et le Saxophoniste Danois Rascher.

Le concerto est écrit en Mi bémol et va sans arrêt. La première exposition, Allegro Moderato, 4/4 et aboutit à G mineur.

Après un développement court suit un Andante chantant en C mineur, un mouvement de 3/4 est transitoire pour amener une petite cadence. La conclusion commence après le cadence par un 12/8 condensé en Fugue dans le ton de C . Tous les éléments précédents apparaissent de nouveau pour nous amener à la Coda en E mineur.

La forme est très condensée et la durée totale est de 18 min. L’accompagnement est construit sur des cordes avec beaucoup de divisi, lesquels, en quelques sortes, substitueront la section des vents. J’emploie cette technique très souvent; cordes en octave divisi et une voix supérieure en unisson avec deux violoncelles. J’emploie des notes doubles beaucoup. J’ai montré mon Concerto à Metner, les frères Konus (George, Yuli, Léo) et Tcherepnine (Nilolai Nikolaievich) et ils ont approuvé mon travail. J’ai peur de l’effet des notes double. Je demanderai à Konus Yuli qui travaillait avec mon concerto de violon. Il est un grand expert dans telles subtilités et il a prescrit l’articulation à Tchaikovsky

À Shteinberg le 13 juillet

Le Concerto de Saxophone 1934 achevé, le score et la partie de piano aussi j’attends juste le moment où je pourrai l’entendre au concert; c’est pourquoi je l’ai fait inscrire à la saison de concert avec mon Poème Symphonique (Poéme Epique).

À Shteinberg le 21 novembre

Le Concerto de Saxophone 1934 fera partie du programme des concerts de saison en Angleterre et en Scandinavie. Le Saxophoniste Danois Rascher, avec son excellente technique, l’exécutera. À Paris, Marcel Mule, le saxophoniste de première classe et le meilleur soliste de la « Garde Republicaine » veut jouer mon Concerto.

À Shteinberg le 5 décembre 1934

La première du Concerto de Saxophone a été joué deux fois par Sigurd Rascher dans les deux plus grandes villes de la Suède. L’année prochaine je l’entendrai à Paris.

Le 21 mars de 1936 Glazounov meurt.

Malheureusement il n’y a aucune information indiquant si le compositeur a entendu son travail exécuté. La perfection du Concerto de Saxophone et d’autres compositions prenait toujours la préséance sur son ego. Il a aisément demandé des idées et a intégré les conceptions musicales de ses collègues et des interprètes. La lettre à A. Y. Shtrimer : « cher Alexandre Yakovlevich, je vous expédie par la poste ma dernière correction de concerto (de violoncelle). Je ne sais pas quand le piano sera prêt pour l’impression. Pablo Casals vient à Paris aujourd’hui et j’aurai un rendez-vous avec lui. Il m’a écrit concernant les articulations et il veut suggérer quelques petits changements. Si je les trouve raisonnables, je serai heureux.

Casals m’assure qu’il joue le Concerto déjà de mémoire .

« Quelques faits supplémentaires quant au Concerto pour Saxophone et Orchestre à Cordes sont intéressants à noter. Pendant l’ère Soviétique, cette composition ne faisait pas partie du répertoire standard des orchestres russes. L’orchestre le plus célèbre, la Symphonie d’État d’URSS sous E. Svetlanov, qui avait une mission de jouer la musique surtout russe et Soviétique, a fait une série d’enregistrements appelés l’Anthologie de Musique russe Symphonique. Tristement, le Concerto de Saxophone de Glazounov a été omis. En 1936, l’éditeur français Alphonse Leduc a ajouté un complément à la réduction de piano. L’éditeur a imprimé le nom d’A. Petiot comme un deuxième compositeur. De façon assez intéressante, dans toutes les lettres archivistiques enregistrées, Alexandre Konstantiovich Glazounov n’a jamais mentionné le fait qu’il a travaillé avec un compagnon!

Trente six ans après la mort de Glazounov, le 14 octobre 1972, les autorités Soviétiques ont décidé officiellement de le reconnaître comme un Grand compositeur russe de la période Soviétique. Les cendres de Glazounov sont retournées à sa terre natale. Ils ont été réenterrés au Nécropolis for Masters of Art au Alexandre Nevsky Lavra, Léningrad.

Dans le milieu des années 70, le Ministère de Culture a pris la décision d’ouvrir des classes de saxophones pour la première fois aux étudiants de l’enseignement supérieur.

La première classe de saxophone de niveau de conservatoire en URSS a été ouverte à l’Institut de Gnessin de Musique à Moscou. Un des facteurs dominants dans cette décision devait simplement perpétuer et honorer la musique écrite par un compositeur russe.

Les lettres présentées sont tirées de deux publications Soviétiques : Glazounov. Issledovaniya. Materialy.Publikatsii. Pis’ma. V dvuh tomah. Léningrad, 1960 et Glazounov. Pis’ma, Stat’i, vospominaniya. Izbrannoye.Moskva, 1958 et les traductions des originaux russes ont été réalisées par Andrei Sobchenko, un originaire de la Russie, qui est actuellement à l’enseignement des Bois à l’Université de Morgan State à Baltimore, au Maryland. Il s’est fait connaître comme soliste et comme musicien d’orchestre en Russie, la France, l’Allemagne et les ETATS-UNIS.

En Russie il a joué avec la plupart des orchestres principaux incluant l’orchestre Philharmonique de Moscou (la Rhapsodie en Russie, Sheffield Lab, Inc., 1988), l’orchestre symphonique de l’URSS et l’orchestre de Concert du Théâtre Bolshoi. Il est le principal saxophoniste de l’orchestre de Concert de la Fédération russe. Comme soliste aux ETATS-UNIS, il s’est produit à la Radio Publique Nationale.

M. Sobchenko a terminé son premier degré à l’Institut de Musique Gnessin de Moscou. Il a complété ses études avec Kenneth Radnofsky à Université de Boston. Andrei Sobchenko réside à Silver Spring, au Maryland et est citoyen irlandais.

Voici les écrits sur la pierre tombale de Glazounov

« Trente six ans après la mort de Glazounov, le 14 octobre 1972, les autorités Soviétiques ont décidé officiellement de le reconnaître comme un Grand compositeur russe de la période Soviétique. Les cendres de Glazounov sont retournées à sa terre natale. Ils ont été réenterrés au Nécropolis for Masters of Art au Alexandre Nevsky Lavra, Léningrad »

  • Concerto,  Alexandre Glazounov
    1- Concerto 1e mouvement
    Interprète : John Harle / CD EMI Classics CDC 54301 2
    2- Concerto 2e mouvement
    3- Concerto 3e mouvement
    4- Quatuor variation IV à  la Chopin
    Interprète : Quatuor de Marcel Mule, CD La légende, A.Sax98

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Denis Bédarddenis bedard

Né à Québec, en 1950, Denis Bédard a étudié au Conservatoire de musique de Québec où il a remporté des premiers prix avec la mention «très grande distinction» dans les disciplines de l’orgue (dans la classe de Claude Lavoie), du clavecin et de la musique de chambre, ainsi que des premiers prix de contrepoint et de fugue. Boursier du Conseil des Arts du Canada pendant trois années consécutives, il se perfectionna à Paris avec Laurence Boulay, à Montréal avec Mireille et Bernard Lagacé, et à Amsterdam avec Gustav Leonhardt.

Lauréat du «Prix d’Europe» en 1975 et du Concours national de Radio-Canada en 1978,

Denis Bédard mène une carrière très active de concertiste. Il s’est fait entendre à travers le Canada ainsi qu’aux États-Unis, et a beaucoup enregistré pour Radio-Canada. En juillet 1991, il jouait au 8è congrès international de Fédération francophone des Amis de l’Orgue.

Organiste titulaire de l’église de la Nativité de Notre-Dame à Beauport de 1969 à 1978 et professeur au Conservatoire de Québec de 1981 à 1989, Denis Bédard a été, pendant 19 ans, organiste titulaire de l’église Saint-Coeur-de-Marie à Québec avant d’être nommé, en septembre 1997, organiste titulaire de l’église Saint-Roch à Québec. Depuis le mois d’août 2001, il occupe le poste d’organiste et de maître de chapelle à la Cathedral of Our Lady of the Rosary de Vancouver.

En 1993, il fondait, avec Rachel Alflatt, les Éditions Cheldar, vouées à la publication de ses compositions pour orgue et pour choeur. En 1996, il enregistrait un disque consacré à ses compositions pour orgue.

Comme compositeur, on lui doit de la musique de chambre, de la musique orchestrale et vocale ainsi qu’une vingtaine d’oeuvres pour orgue, soit plus de cinquante titres à l’heure actuelle. Il a bénéficié de commandes de Radio-Canada, de la CBC, de l’Orchestre symphonique de Québec et de nombreuses personnalités musicales du Canada, des États-Unis et de l’Angleterre. Plusieurs de ses compositions ont été jouées à travers le monde (États-Unis, France, Angleterre, Suisse, Hollande, Allemagne, Danemark, Afrique du sud, Hong Kong, Japon), notamment lors de congrès internationaux d’orgue et de saxophone; elles ont également fait l’objet de publications et d’enregistrements sur disque. Denis Bédard est membre du groupe de compositeurs Les Mélodistes indépendants.

Denis Bédard a écrit pour saxophone dont la magnifique pièce « Fantaisie » pour saxophone soprano et piano qui a été enregistrée sur CD par Isabelle Lapierre (saxophoniste québécoise) ainsi que par Jean-Yves Fourmeau (saxophoniste français) . Il a écrit également une « Sonate » pour saxophone alto et piano dédiée à M.Claude Brisson (professeur de saxophone au Conservatoire de Québec).

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Paule Mauricepaulemaurice

Paule Maurice, née à Paris en 1910 et décédée à Paris en 1967, était une compositrice française. Elle fit ses études musicales au Conservatoire de Paris. Elle eut comme maîtres Jean Gallon (harmonie), Nöel Gallon (Contrepoint et fugue) et Henri Busser (Composition). Répétitrice de Jean Gallon dès l’âge de 23 ans, elle a formé de nombreux élèves dont certains sont titulaires du Prix de Rome.
À partir de 1942, elle fut titulaire d’une classe de déchiffrage. Elle est également l’auteur, avec son mari Pierre Lantier d’un traité d’harmonie, ouvrage pédagogique en usage dans un grand nombre d’écoles françaises et étrangères.

Paule Maurice n’a pas écrit beaucoup pour le saxophone mais elle nous a laissé une pièce magnifique et majeure dans le répertoire pour le saxophone. « Les Tableaux de Provence » une suite descriptive construite en cinq mouvements. On la retrouve en deux versions, une avec piano et l’autre avec orchestre.

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Paul CrestonPaul Creston

Paul Creston est né le 10 octobre 1906 à New York de parents italien. Entièrement autodidacte à l’exception des leçons de piano et d’orgue qu’il a suivies dans sa jeunesse, Creston a fait des études en théorie, composition, littérature et philosophie tout en travaillant pour soutenir sa pauvre famille d’immigrant. Avec acharnement et étant indépendant de nature, le compositeur a développé son style sans aucune école particulière de pensée ou sous l’influence d’aucun enseignant.

Il a fait du rythme la pierre angulaire de son travail. Il a créé des travaux dans beaucoup de genres incluant cinq symphonies, concertos pour violon, piano, saxophone et marimba. Plusieurs travaux pour des danses, chansons et choral, musique de chambre et des pièces instrumentales de toutes sortes.

Creston considère ses mentors comme étant Bach, Scarlatti, Chopin, Debussy et Ravel. Il écrit dans un style accessible, conservateur qui incorpore la chanson et des idiomes de danse. Il écrit souvent pour des instruments peu communs comme le trombone, le marimba, ou le saxophone.

L’harmonie luxuriante et les orchestrations expansives caractérisent souvent l’essentiel de son travail qui est organisé autour d’une maîtrise remarquable du développement thématique évident dans des travaux comme la Symphonie No 2 et le Chant de 1942. Creston est le récipiendaire de beaucoup de récompenses et d’honneurs entre autre des Critiques de Musique de New York pour sa Symphonie No 1.

Il est également l’auteur des « Principles of Rhythm and Rational Metric Notation », ainsi que de nombreux articles sur l’analyse de quatre siècles de pratique rythmique.

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Gabriel PiernéGabriel Pierné

Sa mère est professeur de piano et son père professeur de chant. La défaite française de 1870 amène la famille à Paris. Pierné entre au Conservatoire de Paris où il a pour maîtres Albert Lavignac, Antoine-François Marmontel, Émile Durand, César Franck et Jule Massenet. En 1882, il obtient en même temps que le prix d’orgue, le Second Premiers Grand Prix de Rome avec la cantate Édith. Au Conservatoire, il côtoie Claude Debussy avec lequel il restera toujours très lié.

À la mort de César Franck en 1890, il remplace son maître à la tribune de l’orgue de l’Église St-Clotilde pendant huit ans avant que Charles Tournemire ne prenne la relève en 1898. La véritable carrière musicale de Pierné s’effectue à la direction d’orchestre. Il devient en 1903 adjoint d’Édouard Colonne à la tête des Concert Colonne pour en assurer ensuite seul la direction de 1910 à 1934. Il obtient une grande célébrité comme chef d’orchestre et en profite pour imposer d’innombrables œuvres contemporaines (Claude Debussy, Maurice Ravel, Albert Roussel, Igor Stravinsky, etc.). Il assure ainsi, notamment, la création de la Symphonie de Louis Vierne en 1919 et de la Symphonie no 3 de Georges Enesco en 1921 ; il s’attire les foudres de son ami Camille Saint-Saëns lorsqu’il dirige la Seconde suite de Darius Milhaud.

Gabriel Pierné est, parallèlement à sa carrière de chef d’orchestre, l’auteur d’une œuvre musicale assez diversifiée comme compositeur. En 1924, il est nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts au fauteuil de Théodore Dubois. La même année, il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur. Il s’éteint en Bretagne à Ploujean le 17 juillet 1937, mais son corps sera inhumé au Cimetière du Père-La-Chaise à Paris, sous une tombe sculptée par Henri Bouchard.

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Eugène Bozza

Eugène Bozza étudia la musique au Conservatoire de Paris où il obtient les Premiers Prix de violon (1924), de direction d’orchestre ((1930), de composition (classe d’Henri Busser, (1934) ainsi que le Premier Grand Prix de Rome. Il est engagé comme violon solo dans l’Orchestre pasdeloup et débute une carrière de violoniste internationale, qu’il interrompt en 1930 pour se consacrer pleinement à la composition.

Il fut chef d’orchestre à l’Opéra-Comique de 1939 jusqu’en 1948 et devint directeur du conservatoire de Valenciennes de 1950 à 1975. Il écrivit plusieurs opéras, des symphonies, des ballets mais doit sa renommée mondiale à ses nombreuses oeuvres de musique de chambre reposant sur des formations instrumentales variées. Il avait une prédilection pour les vents.

Parmi les pièces qu’il a écrites pour le saxophone on retrouve :

  • Concerto, saxophone et orchestre (1937)
  • Concertino, saxophone et orchestre (1939)
  • Aria, pour saxophone et piano (1936)
  • Improvisation et Caprice, saxophone (1952)

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Guy Lacourguy lacour2

Guy Lacour est né le 8 juin 1932 à Soissons (Aisne). A l’âge de 10 ans il entreprend ses premières études musicales solfège et saxophone dans sa ville natale. Il appartient bien vite aux sociétés musicales locales et remporte ses premiers diplômes à la Confédération Musicale de France. ll vient ensuite à Paris, travaille avec Marcel Josse et obtient un premier prix au Conservatoire de Versailles. ll entre en 1950 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et se voit décerner un premier prix de saxophone en 1952 (classe de Marcel Mule) et un premier prix de Musique de chambre en 1955 (classe de Fernand Oubradous).

Dès lors sa carrière revêtira trois aspects. Saxophoniste de variétés, on le retrouve dans plusieurs grandes formations du moment ainsi que dans les grands music-halls et cabarets parisiens (Lido, Moulin-Rouge, Folies Bergère, etc.). Parallèlement et en tant que saxophoniste classique il assure de nombreuses prestations dans les orchestres de la Radio, de l’Opéra et des Associations symphoniques. En 1961, il entre au célèbre Quatuor Marcel Mule au poste de saxophone ténor, instrument sur lequel il se spécialise, ce qui lui vaut d’être appelé à participer à de nombreux concerts et enregistrements au sein de l’Orchestre Philharmonique de Berlin (H. von Karajan), de l’Orchestre de Paris (D. Baremboim) et de jouer en soliste faisant ainsi connaître le répertoire assez rare du saxophone ténor. A la dissolution du Quatuor Mule, Guy Lacour collaborera pendant plusieurs années à l’Ensemble de Saxophones Français.

Sa carrière de pédagogue débute en 1975. Il enseigne le saxophone dans plusieurs conservatoires de la région parisienne pour ne garder par la suite qu’un poste: celui de professeur à 1’École Nationale de Musique Edgar Varèse à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). La même année il est nommé Directeur du Conservatoire Municipal de Mantes-la-ville (Yvelines). Sa notoriété l’amène à participer aux travaux de nombreux jurys et à siéger régulièrement dans différentes commissions pédagogiques. Membre fondateur de l’Association des Saxophonistes de France, Guy Lacour en est plus tard membre d’honneur pour services rendus au saxophone. II est en outre conseiller technique et essayeur de la production de saxophones des Établissements SELMER dans son usine de Mantes-la-Ville.

En 1992, il abandonne toutes ces fonctions pour ne se consacrer qu’au troisième aspect de sa carrière: la composition, dont les premiers essais remontent à 1963. Autodidacte, il utilise indifféremment un langage tonal, atonal, sériel ou modal adapté à chacune de ses oeuvres essentiellement destinées à son instrument dont il met bien en valeur toutes les possibilités lyriques et techniques. Elles sont régulièrement choisies pour figurer au programme des concours nationaux et internationaux. Son « Hommage à Jacques Ibert », concertino pour saxophone alto et orchestre, écrit en 1972 pour le 10e anniversaire de la mort du compositeur, a été honoré d’une commande du Ministère de la Culture.

Son activité d’enseignant le conduit à se pencher sur le matériel pédagogique mis à la disposition des professeurs, et pour combler certaines lacunes, il écrit une importante série d’ouvrages didactiques dont les « 50 Études faciles et progressives » qui sont un des best-sellers des Éditions Gérard Billaudot et les « 28 Études sur les modes à transpositions limitées » préfacées par Olivier Messiaen, ces dernières étant également adaptées pour le hautbois, la clarinette et le basson. II fait aussi une large place aux petites pièces de tous niveaux écrites pour les examens des conservatoires et couvrant tous les instruments à vent, de la flûte au tuba.

Chez le même éditeur, Guy Lacour dirige enfin une collection intitulée « Approche de… » comportant deux volets: l’un destiné à initier les élèves à la musique de chambre, l’autre permettant aux orchestres d’élèves des Écoles de musique de se constituer un répertoire adapté à leur niveau.

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